Deuxième partie

Monica Herman CAGGIANO, professeure associée au département de droit public de l'université de São Paulo, « Le droit à la bonne gouvernance. Outils et résultats. L'expérience brésilienne »

Le débat autour de la question délicate du droit des citoyens à une bonne gouvernance a été un sujet important à toutes les époques de l'histoire de l'humanité, dans le cadre de la recherche permanente de formules politiques capables de garantir la liberté face aux abus de l'État.

Dans le contexte actuel, où le monde traverse un processus intense de mondialisation qui conduit à des attitudes plus radicales, le débat sur le droit des citoyens à une bonne gouvernance continue de susciter des inquiétudes. Il reste nécessaire de prendre des mesures et des initiatives susceptibles de garantir concrètement ce droit et d'assurer sa mise en œuvre effective.

Cet ouvrage analyse l'un des sujets les plus controversés du XXIe siècle – les notions de bonne gouvernance et d'autonomie de l'État – dans le but d'identifier un système de garanties visant à défendre concrètement les droits contre un abus potentiel commis par un nouveau type de pouvoir : celui d'un monde globalisé.

Le but de cet article n'est pas d'épuiser ce scénario complexe et sophistiqué, ni d'analyser les multiples facettes de ce sujet. L'objectif est de mettre en évidence certains sujets sensibles et controversés afin de susciter la réflexion, en analysant la formule fédérative adoptée par la Constitution brésilienne de 1988, dans le but de souligner la nécessité d'un effort collectif pour consolider les instruments et les formules adoptés, afin de rendre possible la vie en société dans le cadre d'une gouvernance digne de confiance.

Mots-clés : Fédération brésilienne, moralité publique, principes de l'administration publique, phénoménologie du pouvoir, la corruption en tant que phénomène collectif, mauvaise gestion administrative, droits de l'homme, droits fondamentaux.